Dans les 33 départements que nous avons étudiés, 6 maisons diagnostiquées sur 10 ont été construites avant 1975 (60,0 %). Mais l'écart est grand d'un territoire à l'autre : de 83,5 % à Paris à 47,8 % en Vendée. Nous avons classé ces départements à partir de la base officielle des diagnostics de performance énergétique (DPE) de l'ADEME, puis croisé ce classement avec la part des étiquettes F et G, l'énergie de chauffage la plus répandue et la part du fioul mesurée par l'INSEE.
Pourquoi s'intéresser à l'âge des maisons ? Parce qu'une maison ancienne n'a pas été conçue avec les exigences d'isolation d'aujourd'hui. Elle n'est pas forcément mal classée : beaucoup ont déjà été rénovées. Mais l'âge reste un bon indicateur des besoins de travaux à venir dans un département.
Dans quels départements les maisons sont-elles les plus anciennes ?
Paris arrive en tête avec 83,5 % de maisons diagnostiquées construites avant 1975, devant les Hauts-de-Seine (77,9 %) et la Seine-Saint-Denis (72,1 %). Hors Île-de-France, l'Aisne (72,0 %) et le Nord (71,6 %) sont les plus concernés. Six départements dépassent 70 %, et quatorze dépassent 60 %. Seule la Vendée reste sous 50 %.
- Paris : 83,5 % de maisons d'avant 1975, mais sur un petit nombre de maisons diagnostiquées (4 407) : le chiffre est à lire avec prudence.
- Hauts-de-Seine : 77,9 %, dont 55,4 % construites avant 1948.
- Seine-Saint-Denis : 72,1 %.
- Aisne : 72,0 %, premier département hors Île-de-France, avec 48,6 % de maisons d'avant 1948.
- Nord : 71,6 %, sur 265 137 maisons diagnostiquées, le plus grand volume des 33 départements.
- Val-de-Marne : 70,7 %.
Quel est le classement complet des 33 départements ?
Le classement ci-dessous range les 33 départements selon la part de maisons diagnostiquées construites avant 1975. Pour chacun, nous indiquons aussi la part d'étiquettes F et G, l'énergie de chauffage la plus fréquente et la part de résidences principales chauffées au fioul. Ces trois derniers indicateurs ne portent pas sur la même population : voir la section « Méthode ».
Comment lire chaque ligne : part des maisons construites avant 1975 (ADEME, maisons) – part des logements classés F ou G (ADEME, maisons et appartements) – énergie de chauffage principale la plus fréquente et sa part (ADEME, maisons et appartements) – part des résidences principales chauffées au fioul (INSEE). Cliquez sur un département pour ouvrir sa page locale.
- Paris – 83,5 % avant 1975 – F+G : 18,2 % – chauffage dominant : électricité (42,4 %) – fioul : 2,9 %
- Hauts-de-Seine – 77,9 % avant 1975 – F+G : 12,6 % – chauffage dominant : gaz (50,6 %) – fioul : 4,7 %
- Seine-Saint-Denis – 72,1 % avant 1975 – F+G : 9,4 % – chauffage dominant : gaz (46,0 %) – fioul : 3,1 %
- Aisne – 72,0 % avant 1975 – F+G : 15,6 % – chauffage dominant : gaz (41,8 %) – fioul : 13,7 %
- Nord – 71,6 % avant 1975 – F+G : 9,0 % – chauffage dominant : gaz (58,8 %) – fioul : 3,3 %
- Val-de-Marne – 70,7 % avant 1975 – F+G : 11,0 % – chauffage dominant : gaz (39,9 %) – fioul : 4,8 %
- Orne – 69,8 % avant 1975 – F+G : 19,3 % – chauffage dominant : électricité (43,4 %) – fioul : 18,2 %
- Somme – 69,5 % avant 1975 – F+G : 13,3 % – chauffage dominant : électricité (37,9 %) – fioul : 13,9 %
- Pas-de-Calais – 67,3 % avant 1975 – F+G : 11,6 % – chauffage dominant : gaz (58,3 %) – fioul : 6,8 %
- Sarthe – 64,3 % avant 1975 – F+G : 9,1 % – chauffage dominant : électricité (41,1 %) – fioul : 7,4 %
- Cher – 63,5 % avant 1975 – F+G : 12,7 % – chauffage dominant : gaz (41,5 %) – fioul : 10,0 %
- Indre – 62,0 % avant 1975 – F+G : 12,1 % – chauffage dominant : gaz (41,2 %) – fioul : 12,6 %
- Loir-et-Cher – 61,8 % avant 1975 – F+G : 13,2 % – chauffage dominant : électricité (45,0 %) – fioul : 10,8 %
- Côtes-d'Armor – 60,2 % avant 1975 – F+G : 14,4 % – chauffage dominant : électricité (53,7 %) – fioul : 14,3 %
- Oise – 59,7 % avant 1975 – F+G : 10,6 % – chauffage dominant : électricité (39,2 %) – fioul : 9,6 %
- Mayenne – 59,5 % avant 1975 – F+G : 10,9 % – chauffage dominant : électricité (50,1 %) – fioul : 12,1 %
- Seine-Maritime – 58,3 % avant 1975 – F+G : 9,6 % – chauffage dominant : gaz (42,5 %) – fioul : 7,1 %
- Eure-et-Loir – 57,9 % avant 1975 – F+G : 12,3 % – chauffage dominant : électricité (42,3 %) – fioul : 11,1 %
- Manche – 57,4 % avant 1975 – F+G : 10,4 % – chauffage dominant : électricité (50,0 %) – fioul : 11,2 %
- Val-d'Oise – 57,0 % avant 1975 – F+G : 9,0 % – chauffage dominant : gaz (43,8 %) – fioul : 3,8 %
- Yvelines – 56,5 % avant 1975 – F+G : 10,1 % – chauffage dominant : gaz (48,3 %) – fioul : 4,9 %
- Essonne – 56,2 % avant 1975 – F+G : 7,8 % – chauffage dominant : gaz (41,9 %) – fioul : 4,4 %
- Indre-et-Loire – 55,8 % avant 1975 – F+G : 7,8 % – chauffage dominant : gaz (39,9 %) – fioul : 6,1 %
- Finistère – 54,8 % avant 1975 – F+G : 11,0 % – chauffage dominant : électricité (47,6 %) – fioul : 13,0 %
- Seine-et-Marne – 54,5 % avant 1975 – F+G : 9,1 % – chauffage dominant : électricité (40,0 %) – fioul : 4,3 %
- Calvados – 54,3 % avant 1975 – F+G : 11,9 % – chauffage dominant : électricité (42,2 %) – fioul : 9,4 %
- Eure – 53,6 % avant 1975 – F+G : 11,6 % – chauffage dominant : électricité (41,8 %) – fioul : 10,8 %
- Morbihan – 52,4 % avant 1975 – F+G : 8,8 % – chauffage dominant : électricité (49,3 %) – fioul : 10,0 %
- Loiret – 52,4 % avant 1975 – F+G : 11,5 % – chauffage dominant : électricité (43,9 %) – fioul : 6,6 %
- Maine-et-Loire – 51,7 % avant 1975 – F+G : 8,1 % – chauffage dominant : électricité (46,4 %) – fioul : 8,6 %
- Loire-Atlantique – 51,5 % avant 1975 – F+G : 6,7 % – chauffage dominant : électricité (42,8 %) – fioul : 3,7 %
- Ille-et-Vilaine – 50,8 % avant 1975 – F+G : 6,9 % – chauffage dominant : électricité (42,9 %) – fioul : 6,7 %
- Vendée – 47,8 % avant 1975 – F+G : 10,7 % – chauffage dominant : électricité (59,6 %) – fioul : 10,5 %
Le Morbihan et le Loiret affichent tous deux 52,4 % une fois arrondis ; le Morbihan passe devant au deuxième chiffre après la virgule.

Que retenir de ce classement ?
Trois enseignements ressortent. Les Hauts-de-France forment le bloc de maisons le plus ancien. L'Orne cumule maisons anciennes, étiquettes F et G et chauffage au fioul. Enfin, les départements où les maisons sont les plus anciennes comptent, en moyenne, davantage de logements classés F ou G que ceux où elles sont plus récentes.
1. Les Hauts-de-France, région des maisons anciennes
- 68,9 % des maisons diagnostiquées dans les Hauts-de-France datent d'avant 1975, soit 429 911 maisons sur 623 856. C'est la part la plus élevée des six régions étudiées.
- Les cinq départements de la région figurent dans les quinze premiers du classement : Aisne (4e), Nord (5e), Somme (8e), Pas-de-Calais (9e) et Oise (15e).
- Viennent ensuite l'Île-de-France (60,6 %), le Centre-Val de Loire (57,9 %), la Normandie (57,5 %), la Bretagne (54,4 %) et les Pays de la Loire (53,2 %).
- Dans le Nord et le Pas-de-Calais, le gaz est l'énergie de chauffage la plus répandue avec respectivement 58,8 % et 58,3 % des logements diagnostiqués : les deux parts les plus fortes pour le gaz dans les 33 départements.
2. L'Orne cumule trois signaux
- Dans l'Orne, 69,8 % des maisons diagnostiquées ont été construites avant 1975, dont 46,7 % avant 1948.
- 19,3 % des logements diagnostiqués y sont classés F ou G : la part la plus forte des 33 départements, devant Paris (18,2 %) et l'Aisne (15,6 %).
- 18,2 % des résidences principales de l'Orne sont chauffées au fioul, selon l'INSEE : là encore, la part la plus élevée du classement, devant les Côtes-d'Armor (14,3 %), la Somme (13,9 %) et l'Aisne (13,7 %).
- À l'opposé, le fioul ne dépasse pas 5 % des résidences principales à Paris (2,9 %) et dans les départements de la petite couronne.
3. Plus les maisons sont anciennes, plus les étiquettes F et G sont fréquentes
- Dans les dix premiers départements du classement, 12,9 % des logements diagnostiqués sont classés F ou G en moyenne, contre 9,6 % dans les dix derniers (moyenne simple des taux départementaux).
- Les trois départements où les étiquettes F et G sont les plus rares, la Loire-Atlantique (6,7 %), l'Ille-et-Vilaine (6,9 %) et l'Indre-et-Loire (7,8 %, juste devant l'Essonne), sont aussi dans la seconde moitié du classement.
- Le lien n'est pas automatique : la Seine-Saint-Denis (3e) et le Nord (5e) restent sous 10 % d'étiquettes F et G, tandis que la Vendée, dernière du classement, atteint 10,7 %.
- L'électricité est l'énergie de chauffage la plus répandue dans 20 départements sur 33, le gaz dans les 13 autres. La Vendée détient la part la plus forte pour l'électricité : 59,6 % des logements diagnostiqués.
Une maison ancienne est-elle forcément une passoire énergétique ?
Non. Une maison construite avant 1975 n'est pas classée F ou G par principe : son étiquette dépend des travaux déjà réalisés (isolation, fenêtres, chauffage). Mais ces maisons ont été bâties sans les exigences actuelles. Le DPE, puis un audit énergétique, permettent de savoir où elle en est et par où commencer.
- Le DPE classe un logement de A à G. Une annonce de vente ou de location doit porter la mention « logement à consommation énergétique excessive » si le logement est classé F ou G.
- La location est encadrée par l'étiquette. Pour un bail signé, renouvelé ou reconduit entre 2025 et 2027, seul un logement classé de A à F peut être loué. À partir de 2028, il faudra une classe A à E ; à partir de 2034, une classe A à D.
- Le DPE et l'audit énergétique ne servent pas à la même chose : le premier donne une étiquette, le second propose des scénarios de travaux. Voir notre guide DPE ou audit énergétique : quelles différences ? et notre page sur l'audit énergétique.
Que faire si votre maison a été construite avant 1975 ?
Commencez par un diagnostic : DPE récent ou audit énergétique. Il indique l'étiquette de votre maison et les travaux prioritaires, souvent l'isolation puis le chauffage. Quand plusieurs postes sont à reprendre, une rénovation d'ampleur, menée d'un seul tenant, évite de refaire deux fois les mêmes travaux.
- Faire le point sur l'existant : isolation des murs, de la toiture, des planchers ; état des fenêtres ; type et âge du chauffage.
- Traiter l'enveloppe avant le chauffage : isoler d'abord permet de mieux dimensionner le nouvel équipement. Hexa Rénov' réalise l'isolation par l'extérieur (ITE) et par l'intérieur (ITI).
- Penser au remplacement du chauffage au fioul : si vous êtes dans un département où le fioul reste répandu, lisez nos explications sur l'interdiction des chaudières fioul. Hexa Rénov' installe des pompes à chaleur air/eau.
- Regrouper les travaux : la rénovation d'ampleur traite plusieurs postes en un seul projet. Vous avez déjà un audit ? Voir les travaux après audit.
- Si vous hésitez entre rénover et vendre : notre guide Rénover une passoire thermique ou la vendre ? détaille les options.
Vous souhaitez un avis sur votre maison ? Laissez vos coordonnées : Rappel sous 2 h ouvrées.
Méthode
Ce classement a été calculé par Hexa Rénov' à partir de deux sources publiques, sans aucune estimation. Chaque indicateur est repris tel quel des données officielles, puis arrondi à une décimale. Les 33 départements sont ceux des six régions où nous intervenons : Île-de-France, Hauts-de-France, Normandie, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Bretagne.
- Part des maisons construites avant 1975 : ADEME, base « DPE Logements existants (depuis juillet 2021) », jeu de données meg-83tjwtg8dyz4vv7h1dqe, consultée le 14 octobre 2026. Champ : DPE dont le type de bâtiment est « maison ». Calcul : maisons des périodes de construction « avant 1948 » et « 1948-1974 », divisées par le total des maisons diagnostiquées du département. Au total, 2 269 898 maisons diagnostiquées dans les 33 départements.
- Part des étiquettes F et G : même base ADEME, données au 7 octobre 2026. Champ : tous les logements diagnostiqués (maisons et appartements). Calcul : DPE classés F ou G, divisés par le total des DPE du département.
- Chauffage dominant : même base ADEME, données au 7 octobre 2026, tous logements diagnostiqués. Énergie de chauffage principale la plus fréquente, avec sa part. Les énergies sont regroupées par famille (électricité, gaz naturel, fioul, bois, réseau de chaleur, GPL, charbon).
- Part du fioul : INSEE, recensement de la population 2023, résidences principales selon le combustible principal (jeu DS_RP_LOGEMENT_PRINC), consulté le 14 octobre 2026. Calcul : résidences principales chauffées au fioul, divisées par l'ensemble des résidences principales.
- Résultats par région : somme des maisons des départements de la région ; les 33 départements couvrent l'intégralité des six régions.
Les limites à connaître :
- La base ADEME ne recense que les logements ayant fait l'objet d'un DPE depuis juillet 2021 (vente, location, travaux…). Elle ne couvre pas tout le parc, et un même logement peut avoir plusieurs DPE.
- Les indicateurs ne portent pas sur la même population : l'âge porte sur les maisons, les étiquettes et le chauffage sur l'ensemble des logements diagnostiqués, le fioul sur les résidences principales recensées par l'INSEE.
- Paris compte peu de maisons diagnostiquées (4 407) : son taux repose sur un petit échantillon et ne décrit qu'une toute petite partie du parc parisien, composé surtout d'appartements.
- La base ADEME est mise à jour en continu : les chiffres peuvent légèrement varier d'une consultation à l'autre.
- Aucune donnée n'a manqué pour les 33 départements : la mention « non disponible » n'a pas été nécessaire.
Questions fréquentes
Quel département compte le plus de maisons anciennes ?
Parmi les 33 départements étudiés, Paris a la plus forte part de maisons diagnostiquées construites avant 1975 (83,5 %), mais sur seulement 4 407 maisons. Viennent ensuite les Hauts-de-Seine (77,9 %) et la Seine-Saint-Denis (72,1 %). Hors Île-de-France, l'Aisne (72,0 %) et le Nord (71,6 %) arrivent en tête. Source : ADEME, base DPE.
Dans quel département les maisons sont-elles les plus récentes ?
C'est la Vendée : 47,8 % des maisons diagnostiquées y ont été construites avant 1975. C'est le seul des 33 départements sous la barre des 50 %. Suivent l'Ille-et-Vilaine (50,8 %) et la Loire-Atlantique (51,5 %).
Quel département a le plus de logements classés F ou G ?
Dans notre classement, l'Orne : 19,3 % des logements diagnostiqués depuis juillet 2021 y sont classés F ou G. Suivent Paris (18,2 %) et l'Aisne (15,6 %). La part la plus faible est en Loire-Atlantique (6,7 %).
Où le chauffage au fioul est-il le plus répandu ?
Dans l'Orne, où 18,2 % des résidences principales sont chauffées au fioul selon le recensement 2023 de l'INSEE. Suivent les Côtes-d'Armor (14,3 %), la Somme (13,9 %) et l'Aisne (13,7 %). À Paris, la part tombe à 2,9 %.
Pourquoi prendre 1975 comme repère ?
C'est le découpage de la base DPE de l'ADEME : ses périodes de construction séparent les maisons bâties « avant 1948 » et « 1948-1974 » de celles construites à partir de 1975. En additionnant les deux premières, on obtient la part des maisons construites avant 1975.
Puis-je reprendre ces chiffres dans un article ?
Oui, en citant la source : « Hexa Rénov', d'après ADEME (base DPE, octobre 2026) et INSEE (recensement 2023) ». Chaque chiffre de cette page est recalculable à partir des données publiques décrites dans la section « Méthode ».



